COEUR DE PROJET
Parce qu’il est toujours important de se questionner avant d’entreprendre, je souhaitais vous partager la réflexion qui a guidé le projet « Laurine Norvège ».
A la recherche de cohérence …
- N’est-il pas ambivalent de développer un projet de tourisme dans un pays que j’apprécie pour son calme et la possibilité qu’il offre de s’y retrouver seul dans la nature ?
- Quel est l’intérêt d’apporter du bonheur à celui qui voyage si je réduis la qualité de vie de celui qui y habite ?
Ces deux questions m’ont alors poussé à réaliser des recherches sur le tourisme en Norvège et plus généralement sur le « surtourisme ».
Celui-ci est défini comme étant « l’impact du tourisme sur une destination, ou certaines parties de celle-ci, qui influence de manière excessive la qualité de vie perçue par les citoyens et/ou la qualité des expériences des visiteurs de manière négative . »
La Norvège souffre-t-elle de surtourisme ?
La réponse est oui, mais de façon très localisée.
Le problème n’est pas le nombre de visiteurs mais plutôt sa concentration géographique et saisonnière.
Certaines régions sont saturées quelques mois par an, tandis que le reste du pays reste beaucoup plus calme.
Quelles sont les conséquences de ce surtourisme en Norvège ?
Le tourisme est une activité précieuse permettant la découverte et la rencontre. Elle représente une opportunité de développement local mais lorsqu’elle est trop intense, elle devient aussi une menace pour les équilibres naturels, sociaux et économiques.
- Pollution : les habitants témoignent des déchets retrouvés ou des « besoins » des touristes qui sont faits dans leurs jardins…
- Mise en danger des éco-systèmes et disparition de la faune.
- Participation au dérèglement climatique : émissions de gaz à effet de serre produits par l’avion, les bateaux de croisières, les bus…
- Surpopulation de certaines villes avec la nuisance sonore qui en découle : les bateaux qui débarquent des milliers de touristes dans des tout petits fjords, les bus qui les récupèrent par centaines pour visiter les sites touristiques et génèrent des difficultés de circulation, l’invasion des camping-cars au bord ou sur les routes.
Les habitants expriment des inquiétudes quant à la préservation de leur nature mais également à leur qualité de vie. Certains norvégiens vont même jusqu’à quitter leur propre ville.
Une autre préoccupation et pas des moindres : la menace de perdre un héritage ancestral. En effet, la relation entre les habitants et la nature est profonde et ancienne. Ce lien étroit repose notamment sur le principe de l’Allemannsretten, ou le « droit de chacun à profiter librement de la nature ». Ce concept, solidement ancré dans la culture norvégienne, permet à tous de s’installer en pleine nature, que ce soit avec une tente, un van ou un camping-car, à condition de respecter certaines règles.
Il est impensable que les Norvégiens puissent perdre ce droit et pourtant, face aux effets néfastes du tourisme, c’est un enjeux bien réel.
Pour conclure, ces problématiques liées au tourisme ne concernent évidemment pas que la Norvège, mais elles sont d’autant plus difficiles à accepter dans un pays où le respect de l’environnement est une valeur centrale.
Des cours sont d’ailleurs donnés dès la maternelle aux enfants norvégiens pour les sensibiliser à cette cause.
Il parait donc indispensable, en voyageant en Norvège de prendre en considération cette question environnementale et d’adopter un comportement responsable.
« Il n’y a pas de mauvais touristes, seulement des voyageurs mal informés. »
Quelles sont les solutions pour limiter le « surtourisme » et ses conséquences ?
- Rediriger, répartir la fréquentation afin de préserver la nature et la qualité de vie des habitants (en quittant les sentiers battus et en proposant des régions moins saturées).
- Proposer de l’intersaison pour réduire la pression touristique sur ces régions en décalant sur des périodes moins saturées.
Les pistes de mon projet commençaient à se dessiner pour le rendre réalisable et en phase avec mes valeurs : tout est une question d’équilibre.
Une volonté profonde : « Redonner du sens au voyage »
Le tourisme connait une transition importante du fait d’une plus grande conscience environnementale mais aussi d’une volonté des voyageurs de vivre une expérience moins standardisée, loin du tourisme de masse.
Le tourisme comme miroir de nos sociétés :
Le tourisme a inévitablement été influencé par certaines tendances comme la valorisation de l’apparence, ou l’importance de la consommation. On entend souvent autour de nous : « j’ai fait la Norvège, l’Islande, la Nouvelle Zélande, j’ai fait le Mexique, la Thaïlande… ». « J’ai fait »… Une tendance à consommer un pays plutôt qu’à le ressentir.
Si l’on prenait un peu de recul ?
Si on renonçait un peu à tout ce qui nous est véhiculé et qu’on acceptait d’être dans le « beau » autrement qu’à travers les mêmes lieux vu et revus sur les réseaux sociaux, comme si c’était devenu une « nécessité » de montrer qu’on y était aussi, comme tout le monde…
J’ai pu lire que telle ou telle région de la Norvège était moins visitée car moins « instagramable » du fait de ses paysages plus doux… c’est tellement triste !
Le beau n’est pas forcément le plus spectaculaire, le plus connu.
Le meilleur souvenir est rarement à l’endroit où tout le monde fait la queue pour le même cliché, qui plus est avec des drones qui tournent autour de nos têtes…
Quel souvenir en gardons-nous ? Quelle émotion ?
En quoi l’expérience est-elle unique et en quoi ce voyage nous appartient ?
Le vent semble tourner et de plus en plus de voyageurs sont en quête de cette expérience plus intériorisée.
« Le beau, le vrai, c’est vivre l’instant présent tout simplement et cela ne se montre pas, cela se ressent… »
Si l’on s’offrait la possibilité de retrouver un peu d’intimité ?
Loin de la frénésie de la foule, en vivant les choses pour soi.
Le bonheur en Norvège c’est aussi ça : 15 habitants au km², un des pays les moins densément peuplés du monde.
Si l’on ne peut pas se retrouver seul par moments là-bas, on ne peut l’être nulle part…
Je souhaite à travers mon projet, permettre de l’intensité dans la simplicité, valoriser « le retour à l’essentiel » et la Norvège est le lieu idéal pour s’y connecter.
La Norvège, un état d’esprit :
Le « KOS » : l’art de cultiver les bons moments. Il peut être ressenti n’importe quand et n’importe où, seul ou à plusieurs. C’est un état d’esprit, une impression de calme, de présence dans l’instant, de profond bien-être et de satisfaction. Il peut aussi décrire des choses aussi simples qu’une tasse de café avec un petit pain à la cannelle.
La «FRILUFTSLIV» : l’art de se connecter à la Nature. Elle ne désigne pas une activité spécifique mais sous-entend plus largement une déconnexion du stress quotidien et l’appartenance à un “nous” culturel, qui nous relie à la nature en tant qu’être humain. La nature est au centre de tout.
C’est donc en accord avec mes valeurs et celles du pays dont je suis tombée amoureuse, que je souhaite vous guider :
– en vous proposant une alternative plus personnalisée et authentique que les séjours pré-conçus.
– en vous accompagnant dans un séjour plus responsable, en adéquation avec le pays.
– en vous proposant de « vivre la Norvège autrement ».
« Et si le voyage était mon nouveau vecteur pour transmettre mes valeurs et celles de ce pays qui s’est imposé comme le mien profondément ? »
